
Cette semaine, Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne a présenté sa « boussole pour la compétitivité » et, contrairement à la nôtre, sa boussole ne pointe pas en direction du Pacte vert.
Pourtant, les seuls investissements sûrs sont ceux qui ne risquent pas d’être remis en cause par une prochaine catastrophe naturelle ou par une augmentation des températures, ceux qui adoptent une vision sur le long terme ayant comme seule « boussole » les enjeux environnementaux de notre siècle.
Ça n’est pas la dérégulation, mais le Pacte vert qui peut assurer l’avenir de notre économie et de nos entreprises et faire la différence avec nos principaux concurrents.
L’Union européenne doit se montrer plus ambitieuse et cohérente !
- En misant sur la protection de la nature et des travailleuses et des travailleurs, pas uniquement sur le CO2 et la décarbonation
- En investissant massivement pour être à la pointe de l’innovation durable
- En assurant notre indépendance, notamment énergétique
- En simplifiant les règles européennes, sans déréguler
- En privilégiant l’industrie européenne dans les appels d’offres
- En permettant aux autorités publiques d’investir comme il se doit dans la transition
- En jouant la carte de la coopération internationale
Alors que l’extrême droite veut, à tout prix, détruire le Pacte vert et faire des mesures environnementales et sociales les victimes de leur course à la croissance, les écologistes se battent au Parlement européen pour ne pas assister au plus grand recul environnemental et social que l’Union européenne n’ait jamais vu.
Parce que nous le savons, la souveraineté économique sera écologique ou ne sera pas !